mardi 12 février 2019

Gilles Boeuf Ambassadeur officiel de la Fondation AgroParisTech !

Comment faire connaître la Fondation AgroParisTech et tous les projets qu’elle soutient, porteurs de solutions pour l’avenir de notre planète sur les thématiques de l’environnement, la santé, l’alimentation durable ?

En impliquant des personnalités publiques qui peuvent se faire porte-voix et défenseurs de la cause… C’est ainsi que Gilles Boeuf, scientifique émérite aux multiples casquettes, Professeur à Sorbonne-Université, président du Conseil Scientifique de l’Agence Française pour la Biodiversité (entre autre), a rejoint l’aventure de la Fondation AgroParisTech en tant qu’Ambassadeur officiel !  

 

Cette personnalité éminemment brillante et charismatique aide la Fondation à rayonner et à faire découvrir au grand public sa capacité à encourager chaque membre de la communauté AgroParisTech à imaginer des projets porteurs de solutions pour l’avenir de notre planète.

 

Gilles Boeuf, une personnalité hors-norme

 

Gilles Boeuf spécialiste de physiologie environnementale et de biodiversité, marine et terrestre, est l’auteur de plus de 400 articles scientifiques et de vulgarisation scientifique, de chapitres de livres, de communications et est fréquemment invité, en France et à l’étranger. Il a fait plus de 150 missions et conférences publiques à l’étranger à destination d’une centaine  de pays.  Il a passé 20 ans à l’IFREMER, a été directeur du Laboratoire Arago, Président du Muséum national d’Histoire naturelle, professeur invité au Collège de France, conseiller scientifique pour les sciences de la vie et de la nature, le climat et l’océan au Cabinet de Ségolène Royal. Il est aujourd’hui président du Conseil Scientifique de l’Agence française pour la Biodiversité. Professeur à Sorbonne Université (Université Pierre et Marie Curie, UPMC), affecté à l’Observatoire Océanologique de Banyuls ou il développe sa recherche au sein de l’Unité « Biologie intégrative des organismes marins ».   

 

Lundi 11 février, il s’est rendu à Grignon pour rencontrer les étudiants de première année AgroParisTech afin de livrer une conférence ambitieuse et passionnante : Comment ré-harmoniser l’humain avec la nature ?  

 

Retrouvez le live Facebook de la conférence sur la Page Facebook de la Fondation AgroParisTech

 

Les relations entre l’Homme et la nature ne sont pas au beau fixe ! Pourquoi ? Sommes nous inquiets quant à notre futur ? L’humain a cessé d’être totalement un animal quand, après avoir appris à fabriquer des outils, de plus en plus élaborés, gardés et transportés,  il a domestiqué le feu, il y a de cela largement plus d’un million d’années. Et là débutera l’inquiétude et l’intranquillité que nous évoquons souvent : l’obsession de garder ce feu actif, inlassablement, partout, en toutes situations et circonstances, même durant les plus longs voyages dans des territoires très humides. Cela voulait-il dire qu’auparavant il n’y avait pas d’intranquillité ? Non, bien sûr, mais pas la même, celle, classique chez tous les animaux mobiles et pourvus d’un système neuronal approprié, de la quête de la nourriture et celle d’échapper aux prédateurs… Trouvera t-on à manger et pourrons-nous éviter d’être mangés ?  Lucy en savait quelque chose !

Aujourd’hui il nous faut cesser ces scepticismes de tous ordres alimentés par de puissants lobbies irresponsables et, sans irraisonnablement nous effrayer, prendre nos préoccupations environnementales  à bras le corps et mettre tout en place pour réagir. Edgar Morin nous dit en 2010 « … le probable est catastrophique, il est que nous allons vers l’abîme… ». Mais il rajoute « …Pourtant, il y a toujours eu de l’improbable dans l’histoire humaine, le futur n’est jamais joué… Le propre de la métamorphose, comme de toute création, est  de ne pas être prévisible… il nous manque la conscience d’humanité planétaire… ».

Quand admettrons-nous notre irresponsabilité présente et notre mépris total de ce que nous laisserons à nos descendants ? Le pilotage politique actuel à court terme a cessé de fonctionner, les conditions d’expression de notre économie ne sont plus adaptées, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, celui qui nous a mené dans l’impasse actuelle. Une économie, croit-on sans tenir compte des externalités, qui consiste à faire gagner de l’argent en détruisant la nature ou en la surexploitant est condamnée, la même prônant une croissance infinie dans un monde fini, demain peuplé de 10 milliards d’humains, menant forcément au chaos social et à la déstabilisation.

Oui, nous avons ainsi aujourd’hui beaucoup de sources d’intranquillité, souvent balayées par l’insouciance ou la jouissance de biens matériels à court terme, en délaissant les ¾ des humains… Si la prise de conscience s’est bien généralisée, et la ratification si rapide de l’Accord de Paris en est une spectaculaire démonstration,  faisons nous cependant tout ce qu’il faut pour enrayer les dégradations généralisées de nos environnements ?