mercredi 11 mars 2026
Nos étudiantes ambassadrices ont du talent : découvrez « Tout ce qui rouille », le premier roman d’Alizé Baranger
À AgroParisTech, bon nombre d’étudiants s’engagent pour l’environnement de multiples façons. Pour Alizé, fraîchement diplômée et ambassadrice de la Fondation AgroParisTech, cet engagement passe par l’écriture. Elle concrétise aujourd’hui cette démarche avec la publication de la première partie de son roman Tout ce qui rouille, paru chez Hello Editions.
Comment est né ce roman engagé ?
Cet ouvrage est une invitation au voyage, à bord d’un voilier, pour penser plus grand que soi. De nombreux sujets sociétaux et écologiques y sont abordés, comme la protection des océans, l’éco-anxiété, l’activisme écologique ou encore le monde de la recherche. Alizé explique que le choix de ces thèmes s’est progressivement construit entre ses années de classes préparatoires et sa première année à AgroParisTech. Ayant grandi au bord de la Méditerranée et passé beaucoup de temps dans l’eau dès son plus jeune âge, le sujet du monde sous-marin ne pouvait donc pas être absent de son récit.
Qui sont les personnages au cœur de l’histoire ?
Sans trop en dévoiler pour les futurs lecteurs, l’histoire se concentre autour de Calypso Barckley, une riche héritière écossaise d’un empire de la mode se rebellant contre les codes de la bourgeoisie, et de Grégoire, un photographe engagé. Tous deux se rencontrent au fin fond du Cantal et disparaissent mystérieusement. Alizé, passionnée par la lecture, s’est dessinée « un certain nombre d’archétypes de personnages, plus ou moins classiques » qui, à travers leurs parcours hétéroclites vis-à-vis de leurs sensibilités aux enjeux écologiques, permettent aux lecteurs de s’y identifier plus facilement.
Comment la fiction explore l’engagement écologique ?
Dans son roman, Alizé introduit le collectif fictif « Burningroots », à travers lequel elle imagine des actions radicales mais imaginaires, destinées à interpeller le lecteur sur l’urgence écologique. « L’objectif de la création de ce groupe est de montrer de manière créative ce que pourrait être un engagement extrême pour la planète », explique-t-elle. Ces scènes dramatiques, volontairement exagérées, permettent d’aborder des questions importantes liées à l’environnement tout en soulignant la diversité des formes d’engagement possibles, de la sensibilisation aux actions concrètes.
Quelle place occupe la science dans le roman ?
Sur le plan scientifique, le livre mentionne plusieurs concepts et acronymes techniques. Alizé a toutefois choisi de les nommer sans les détailler, afin de garder un récit fluide et d’encourager le lecteur à se renseigner par lui-même.
Dans l’une des scènes du livre, Calypso se montre fascinée après avoir découvert du plancton fluorescent. Pour l’autrice, cette appétence pour les sciences se révèle particulièrement dans « le monde biologique ». Elle explique que la science contribue à « comprendre à quel point les processus chimiques, physiques et biologiques à l’œuvre dans les écosystèmes sont à la fois résilients et extrêmement fragiles ».
Quel message souhaite transmettre l’autrice ?
Elle espère que le lecteur basculera de la théorie à l’action pour prévenir la crise environnementale. « C’est une lourde tâche pour seulement deux tomes de 270 pages » raconte-t-elle en mentionnant la parution prochaine de la seconde partie de « Tout ce qui rouille ». Cette dernière aura « des rythmes, des messages et des ambiances différentes ». Le deuxième ouvrage ira plus loin dans les concepts déjà abordés dans la première partie mais avec un angle plus dynamique et plus cru.
Tout ce qui rouille est donc un livre engagé mêlant drame, apprentissage et voyage. Il se veut accessible autant pour des « agro » déjà convaincus et acteurs de la transition que pour toute personne s’intéressant, de près ou de loin, aux enjeux environnementaux. En effet, maintenir une planète soutenable pour les générations futures est et restera un défi résolument collectif.

